Economie.
Présentation générale
Après quarante ans d'économie planifiée, la Roumanie a amorcé, a partir de 1990, une transition vers l'économie de marché. Cette mutation s'est accompagnée d'un accroissement du taux de chômage et de la dette extérieure tandis que le pays connaissait une instabilité politique et sociale.
Mais après des années de difficultés économiques, La Roumanie connaît depuis 2000 une croissance soutenue et une chute de l'inflation favorisée par la progression des exportations et des investissements étrangers puis par la hausse de la demande intérieure.
Agriculture
L'agriculture occupe 40% de la population active et contribue pour 15% au PIB du pays.
Depuis les années 90, les rendements agricoles ont chuté, les cheptels porcin, bovin et ovin ont été sensiblement réduit et la balance agricole reste encore largement déficitaire. La reprise de la production s'amorce néanmoins. Les principales productions végétales sont le maïs ( la moitié de la production céréalière totale), le blé et la pomme de terre.
L'exploitation forestière est importante ( résineux, hêtre, chêne) mais les volumes ont, là aussi, chuté. Le pays a un potentiel important dans ce domaine.
Energies et industries
Ce secteur occupe 25% de la population active et contribue pour 35% au PIB du pays.
La Roumanie est le premier producteur de gaz naturel ( 13 milliards de m² par an ) et de pétrole ( 6 millions de tonnes par an) en Europe centrale et oriental ( hors CEI ) mais ces activités sont en déclin à cause de l'épuisement des réserves. Le pays est un importateur net de ces produits depuis la fin des années 70.
La production d'énergie nucléaire n'a débuté qu'en avril 1996, avec l'ouverture d'un premier et, à ce jour, unique réacteur ( centrale de Cernadova).
Le pays possède de multiples ressources minérales, principalement de la bauxite, du fer, du plomb et du cuivre.
Le secteur industriel est important ( sidérurgie, métallurgie, bois, construction mécanique) et la Roumanie possède un savoir -faire dans ce domaine. Bien qu'en déclin constant depuis 1990, la sidérurgie pointe au troisième rang des exportations roumaines. Malgré son importance, l'industrie chimique est obsolète et peu compétitive. La construction automobile, après avoir chuté, semble repartir grâce aux restructurations et aux investissements réalisés ( la LOGAN-Dacia de chez Renault en est la démonstration).
Première source de devise, le textile assure un quart des exportations roumaines et emploie 400.000 personnes. La production se concentre essentiellement sur la confection destinée avant tout à l'Union européenne. Le secteur du cuir est également très développé et constitue la deuxième activité exportatrice.
Services
Les services occupent 35% de la population active et contribuent pour 50% au PIB du pays.
Ce secteur d'activité est en croissance constante et bénéficie en premier lieu de l'investissement des entreprises étrangères ( distribution, banque). Le tourisme, malgré de nombreux atouts ( littoral, montagnes, sites culturels), est encore peu développé. Le pays manque encore des infrastructures nécessaire.
Commerce extérieur
Les importations roumaines, stimulées par la croissance actuelle de la demande intérieure, sont en progression. La stagnation des exportations est principalement due à la faiblesse de le croissance au sein de l'Union européenne avec laquelle la Roumanie réalise les deux tiers de ses échanges.
L'Italie est le premier partenaire commercial ( 23,5% des exportations et 20% des importations roumaines) devant l'Allemagne ( 16,4% des exportations et 18,4% des importations).
La France est le troisième partenaire commercial de la Roumanie.
Les ventes de produits français ( équipement électrique, textile, chimie, moyens de transport) sont en forte progression et représente 7,3% des importations roumaines. Les achats de produits roumains par la France ( textile, matériel électrique, ameublement, chaussure) sont stables. Les entreprises française investissent dans de nombreux secteurs. Les principales implantations sont le fait de grands groupes comme Orange, la Société Générale, Lafarge ou Renault mais les PME sont de plus en plus actives sur le territoire roumain.
En résumé :
Malgré l'embellie constatée depuis 2000, la situation économique est encore fragile et le passage à l'économie de marché n'est pas encore véritablement achevé.
Le pays souffre encore de nombreux handicaps. Les réformes structurelles ( remise en état de l'appareil productif, privatisations, réformes de l'Etat et de l'administration) sont lentes. La part du secteur publique est encore de 30% et l'administration est pléthorique. Le pays est pointé du doigt pour sa corruption endémique.
La Roumanie dispose néanmoins de fortes potentialité encore sous exploitées : son fort potentiel agricole, sa position géographique à proximité des marchés de consommation de l'Europe occidentale, la qualité et le faible coût de sa main d'œuvre. La pression du FMI et son entrée en janvier 2007 dans l'Union européenne concourent à faire avancer les réformes indispensables à une stabilité économique durable.
Principaux indices :
P.I.B ( en milliards de $) : 55,1
P.I.B/habitant en $ ( à parité de pouvoir d'achat) : 7600
Croissance annuelle (en %) : 4,6
Taux d'inflation (en %) : 15,4
Taux de chômage : 7,2% ( septembre 2007)
Importations ( en millions de $) : 21,717
Exportations ( en millions de $) : 17,376
( données 2004)

